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Covid-19 : la contagion sectorielle de l’économie réelle

Le 28 Mars 2020

Covid-19 : la contagion sectorielle de l’économie réelle

En l’espace de quelques semaines, la crise du COVID19 a pris une nouvelle dimension et profondément changé de nature et de portée au plan économique. Elle pouvait apparaître dans les premiers temps de la propagation du virus comme un choc asymétrique, dont l’épicentre était en Asie (Chine, Corée), avec l’Italie comme foyer secondaire. Les premières évaluations parcellaires de l’impact économique de ce choc étaient centrées sur deux canaux de transmission principaux : elles surlignaient les risques de ruptures d’approvisionnement en amont des chaînes de production pour les entreprises occidentales et les retombées sur le commerce international de la brusque embolie de la croissance chinoise.

Ces premières évaluations minimisaient ainsi les effets du choc, ne dépassant pas quelques dixièmes de points de croissance (BCE, OCDE, FMI). Elles intégraient de surcroît l’effet amortisseur des mesures de soutien monétaire et budgétaire proactives des économies avancées et l’effet favorable pour la demande intérieure et les marges des entreprises de la chute des prix du pétrole et des produits de base.

Les modalités du décret du 16 mars, amènent à réviser substantiellement ce scénario central. Le décret élargit les contraintes pesant sur la demande et l’offre, bien au-delà de ce qui avait été incorporé en première hypothèse dans le scénario central du 12 mars. La fermeture des circuits de distribution spécialisés (dont les concessionnaires automobiles), qui met à l’arrêt l’industrie automobile et d’autres industries en amont, les décisions forcées ou volontaires d’arrêt d’activité.

Vous trouverez ci-joint le dernier Flash Macro très intéressant, réalisé par les économistes de XERFI, sur les conséquences de la crise du Covid-19 (cliquez ici pour télécharger le document)